Bergheim : Dans les couloirs du temps pour la fête du gewurz

Ils ont ripaillé, mais ils ont aussi bien travaillé, et se sont battus avec honneur et courage. Ce dimanche 27 juillet, lors de la fête du gewurztraminer, les Bergheimois ont fait revivre leur cité à l’époque médiévale à travers un cortège spectaculaire.

 | 

En habit de fête, le seigneur avait invité quelques convives à ripailler des heures durant. Un festin pour le corps et l’esprit.  Photo Nicolas Pinot
En habit de fête, le seigneur avait invité quelques convives à ripailler des heures durant. Un festin pour le corps et l’esprit.  Photo Nicolas Pinot

Encore une belle édition, même s’il a un peu plu pour le bal du samedi soir au Jardin de ville de Ribeauvillé. Dimanche 27 juillet, « Bariga » a vibré au rythme de son histoire évoquée au gré d’impressionnants chars ayant exigé beaucoup de travail de la part des bénévoles.

Ouvert par la calèche de la maire, Élisabeth Schneider, et son homologue de la commune jumelée de Courthézon (Vaucluse) Nicolas Paget, le cortège a permis à un public venu en nombre et enthousiaste d’en prendre toute la mesure. Étaient ainsi figurés avec moult détails et une pléiade de figurants les métiers anciens avec des tailleurs de pierre à l’ouvrage sur une fontaine de grès rose, des tisserands, ou des presseurs d’huiles et de jus.

Sonorités atypiques avec cette sorte de « nyckelharpa » d’inspiration suédoise à cordes frottées.  

Photo Nicolas Pinot

L’an 1356 et ses bûchers

Les ripailles au château ont mis l’eau à la bouche, tandis que la construction des remparts a fait sensation, mettant à contribution de nombreux villageois dans un chantier de longue haleine. Le lakmi, malfrat justiciable que l’on retrouve sculpté sur la Porte Haute, était de la partie tout comme les chevaliers de l’Ordre d’Alsace ferraillant contre les pillards, un épisode qui remonte à l’an 1356, et qui s’est achevé dans la « douce chaleur » des bûchers.

Après un détour par la taverne médiévale et ses mystères, le château fort dressé dans la forêt du Taennchel livrait quelques-uns de ses secrets, entre pont-levis, potion magique, et sorcières. Il fallait en profiter car ceux qui tentèrent jadis d’y pénétrer n’en sont jamais ressortis…

Un voyage dans les couloirs du temps agrémenté comme toujours de la parade de quelques cliques et ensembles folkloriques portant fièrement les couleurs de l’Alsace. Carton plein pour les associations investies, et le comité des fêtes qui organise depuis la nuit des temps ces sympathiques festivités typiques de l’été alsacien.

Article de Nicolas Pinot paru dans les DNA le 28 juil. 2025 à 17:00 | mis à jour le 28 juil. 2025 à 17:59 – Temps de lecture : 2 min