La Grande Descente

Ancy-Dornot a été secoué d’un bien étrange phénomène le dimanche 30 juin 2019. La 2ème édition du festival « La Grande descente » était organisée avec en point d’orgue le 1533ème campionnat (à ne pas confondre avec un championnat classique) olympique du monde de çayak en eau sèche. Le principe est simple : remonter à pieds une pente à 18%, le tout en soulevant un kayak et en traversant des portes, comme sur une rivière.

On ne plaisante pas avec le çayak

S’il y a bien une chose que l’on prend totalement au sérieux à Ancy-Dornot, c’est bien le çayak. « Je faisais du kayak et finalement, je me suis lancé dans le çayak. C’est génial, si on n’a pas de rivière, on peut quand même en faire« , explique Anne, une habitante d’Ancy venu admirer la course. Lors de cette dernière, 19 duos ont participé pour s’offrir le titre de campion olympique (forcément lors d’un campionnat…). Pour y arriver, il faut grimper à pieds une pente à 18% sous une chaleur étouffante.

Parmi les participants, Maud et Amélie plaisantent. « Ce qu’on préfère dans le çayak, c’est l’eau sèche. On reste toujours sec sur soi et pas humide. » Le problème, c’est que de l’eau mouillée, il y en a sur tout le parcours. A chaque mètre, des spectateurs aspergent les participants d’eau pour les encourager. Ce qui, sous cette chaleur, leur fait le plus grand bien.

C’est Alain et Cyril qui remportent finalement cette compétition internationale. « C’est une très très grande émotion, une année d’effort, d’entraînement, bravo à l’organisation« , déclare le second à l’issue de la course, comme s’il venait de remporter une médaille d’or aux JO. Ils sont d’ailleurs prêts à remettre leur titre en jeu. Sauf que l’an prochain, le thème devrait tourner autour de l’Écosse et des cornemuses. « C’est très compliqué d’être très bête, donc on s’y applique et on met toutes nos forces à être très bête. » Le mot de la fin est pour le comédien Nicolas Turon, qui organise le festival.